Seconde intervention : Muriel Joubert

Publié le par CIMCLcolloque

Concours International de Musique de Chambre de Lyon
Seconde intervention de Muriel Joubert

    Après cette intéressante intervention de Denis Le Touzé, c'est au tour de Muriel Joubert, professeur agrégée d’éducation musicale et docteur ès lettres et arts option musicologie à Lyon 2, d'exposer sa recherche sur le quintette à vent. Après que Denis Le Touzé ait mis en valeur le caractère parfois quelque peu déstabilisant de l'écriture de Ligeti, Muriel Joubert choisit de discuter à propos de la relation d'attirance et de détachement de l'écoute musical. Elle propose donc une interprétation phénoménologique des Dix pièces pour quintette à vent de Ligeti, de la fusion et de l’éclatement à l’adhésion et au détachement sensoriel.
   
    En effet, selon elle, l'auditeur est plus ou moins concentré lorsqu'il écoute de la musique et passe par par plusieurs phases : attirance (écoute concentrée) et détachement ( perte d'attention). A travers la musique de Ligeti, elle affirme que de nombreuses sonorités inhabituelles présentes peuvent mettre l'auditeur mal à l'aise  et peuvent faire en sorte qu'un détachement s'opère. Muriel Joubert discute ensuite des effets musicaux qui pourraient favoriser l'adhésion ou le détachement de l'auditeur vis-à-vis d'une oeuvre musicale.

    Elle conclut son intervention en parlant de la discontinuité de l'espace et de l'éclatement dans les oeuvres de Ligeti. Selon elle, dans la pièce no8 de Ligeti on a une sorte de « tridimensionalité » analogue à celle de Vasarély dans son tableau Véga datant de 1957 avec une déformation de la réalité.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article